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L'actualité des marchés financiers

Les espoirs de croissance stabilisent les Bourses mondiales

Baisse des tensions commerciales, la Chine qui apporte un soutien à son économie… Les craintes de plongeon semblent s’apaiser sur les marchés financiers, avec comme principale conséquence le rebond des actions.

L’année avait pourtant mal démarré suite à une fin d’année 2018 plutôt décevante. Cependant, depuis fin de semaine dernière, on relève un vent d’espoir au sein des différentes places boursières. Wall Street a enregistré mardi une troisième séance de hausse consécutive, l’Europe enregistre une croissance de l’Euro STOXX de 4.23% depuis le 3 janvier, tandis que le Nikkei japonais présente lui aussi un gain de 4,4% sur 3 séances.

Cette versatilité se justifie principalement par la diminution de l’aversion pour le risque. L’indice de la peur, communément représenté par l’indice de volatilité S&P 500, a considérablement plongé de 43% depuis le 25 décembre.

Le patron de la banque fédérale américaine (FED) rassure aussi de son côté en publiant la réponse que les investisseurs attendaient. Il a notamment promis une politique relativement flexible si cela s’avérait nécessaire, tout en indiquant que la chute du marché des actions ne le laissait pas totalement indifférent. Ce qui laisse rappeler que nous n’avions plus entendu le mot patience au sein de la FED depuis 2015.

Cependant, on n’oublie pas que la principale raison derrière cet apaisement des places boursières est directement liée à Donald Trump. Le locataire de la Maison Blanche a annoncé que les échanges avec la Chine se déroulaient très bien, ce qui a sans aucun doute envoyé un signal positif aux marchés qui craignaient de terribles conséquences face à une potentielle guerre commerciale intense entre les deux grandes puissances.

Quoiqu’il en soi, ce rebond ne masque pas le fait que les marchés sont tout de même empreint d’une fragilité en lien direct avec les humeurs du président américain, actuellement pleinement occupé dans sa bataille pour la construction d’un mur frontalier avec le Mexique. Si cette bataille se conclut, personne n’est vraiment certain que ses relations avec Pékin ou la zone Euro perdureront sur cette bonne lancée.